Camila Moreno, la passion de la terre

Publié le par amedee-anglade.over-blog.com

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 Camila Moreno, la passion de la terre

 

 

Docteur en sociologie, Camila Moreno a choisi de se mettre au service du mouvement social brésilien. Aujourd’hui, elle lutte contre les agrocarburants et la déforestation.

 

 

Elle est née voilà 37 ans à Porto Alegre, ce « port de la joie », où a été lancé le Forum social mondial (FSM) en 2001. Et c'est avec émotion qu'elle a vécu ce premier Forum, dans sa ville natale devenue le symbole de la révolte contre le néolibéralisme. « L'histoire des FSM, c'est un peu l'histoire de ma vie », lance-t-elle avec joie et conviction. Camila Moreno a grandi auprès d'une mère professeur de philosophie, qui lui a fait découvrir la réalité des paysans sans terre, allant jusqu'à leur porter de la nourriture et des vêtements. Plus tard, elle se révolte en voyant que certains de ces paysans qui résistent sont emprisonnés. « La criminalisation de la pauvreté, c'est quelque chose que je n'ai jamais compris ». Docteur en sociologie, elle refuse pourtant de se considérer comme sociologue. Une discipline trop abstraite pour elle, car Camila a vite compris qu'« il faut être engagé pour transformer les choses ». La démarche militante aborde plus concrètement les problèmes, notamment « les enjeux des conflits sur les ressources naturelles... ». Elle choisit, elle, de participer à des séminaires très stratégiques des grandes institutions internationales pour mieux comprendre leurs raisonnements et pouvoir expliquer à la population les dangers à venir. « Passer du temps avec les gens de la Banque mondiale, c'est épuisant ! », reconnaît-elle. Elle surveille aussi les textes de loi en préparation, des lois qui sont toujours « plus défavorables pour les pauvres ». Membre des Amis de la Terre Brésil depuis trois ans, Camila mène aujourd'hui le combat contre les agrocarburants qui, dans son pays, se substituent aux cultures vivrières et engendrent une immense déforestation de l'Amazonie. Une production très attractive pour les grandes entreprises qui cherchent à acheter des terres et n'hésitent pas à expulser ceux qui ne veulent pas céder ou collaborer. « Le contrôle de la terre est une question fondamentale pour expliquer les inégalités. Le problème central, c'est l'agriculture ».

 

 

Amédée Anglade – Reporter Citoyen – Projet « Jeunes reporters migrants »

 

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déborah 08/09/2010 18:38


très intéressant cette article.